lundi 11 août 2008

Un monde présent

C'était cet oubli total de soi, fervent d'illusions,
Qui poussait ardamment son désir d'émersion,
Vers des flammes muettes de débauche,
Ou bien droit sur une mort, qui subitement le fauche.

Mais l'expiration n'était pas ce qu'il cherchait,
Ni aussi le simple détachement de l'esprit,
Mais un parfum indéfectible de vérité,
Celui-là, implacable devant l'homme contrit.

Voulant quitter éternellement les flaques d'immondices,
Toutes les obscurites incurrables et insanes,
Se morfondre dans le délaissement propice,
Et évacuer, les derniers airs de pudeur qui s'effanent.

S'harmoniser, souffler les cendres infondés,
Et brûlants. Rêver d'une vie moins triste,pour y plonger,
N'hésitant à excaver son coeur encore battant,
Avide de vie, et d'envie, sur un stylet juste agonisant,

C'est l'aube d'un renouveau,
Peut-être d'une raison perdue.

C'était un début de lucidité enthousiaste,
Une forme onirique, qui doucement, s'excite,
Celle qui pousse à une vraie réalité, dévastatrice,
Et qui s'estompe dans les tréfonds, spirites...

C'était l'aube d'un renouveau,
Où une raison, ne se perdait pas.


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