lundi 11 août 2008

Un monde présent

C'était cet oubli total de soi, fervent d'illusions,
Qui poussait ardamment son désir d'émersion,
Vers des flammes muettes de débauche,
Ou bien droit sur une mort, qui subitement le fauche.

Mais l'expiration n'était pas ce qu'il cherchait,
Ni aussi le simple détachement de l'esprit,
Mais un parfum indéfectible de vérité,
Celui-là, implacable devant l'homme contrit.

Voulant quitter éternellement les flaques d'immondices,
Toutes les obscurites incurrables et insanes,
Se morfondre dans le délaissement propice,
Et évacuer, les derniers airs de pudeur qui s'effanent.

S'harmoniser, souffler les cendres infondés,
Et brûlants. Rêver d'une vie moins triste,pour y plonger,
N'hésitant à excaver son coeur encore battant,
Avide de vie, et d'envie, sur un stylet juste agonisant,

C'est l'aube d'un renouveau,
Peut-être d'une raison perdue.

C'était un début de lucidité enthousiaste,
Une forme onirique, qui doucement, s'excite,
Celle qui pousse à une vraie réalité, dévastatrice,
Et qui s'estompe dans les tréfonds, spirites...

C'était l'aube d'un renouveau,
Où une raison, ne se perdait pas.


mardi 5 août 2008

Le réel

J'avais repris cet article pour un site web de philosophie, et finalement je préfère cette version à l'autre.

Des dizaines de mercenaires de la philosophie contemporaine ont toujours essayé de définir cette "chose" qui est censée englober tout ce qui existe. Et c'est à coups de concepts fracassants que nos adeptes idéels ont chacun proposé leur propre théorie visant à expliquer de manière plus ou moins concise le réel.
Sachez néanmoins que chaque point de vue est digne d'intérêt, malgré le fait que certaines représentations soient totalement abbérantes. Pour l'exemple, le philosophe Clément Rosset rend le réel à l'insignifiance, c'est-à-dire qu'il dissipe les faux-sens qui l'entourent : il n'y a aucun mystère aux choses. Ca fait quand même perdre ce petit goût épicé qu'on pourrait trouver à la réflexion sur le sujet... c'est assez catégorique. Mais vrai. Il nous empêche de creuser inutilement pour "arracher un secret qui n'existe pas".
Nous autres, simples et dévoués imbéciles immatures de la plume, allons essayer de le définir impartialement en suivant un raisonnement simple. Comme le dit si bien G.Bachelard, grand philosophe des rues, "le réel n'est jamais ce qu'on pourrait croire, mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser". Disons qu'il essaye de nous dire que le réel est trop personnel pour s'adapter à une définition, alors on va tenter de voir la chose de manière pragmatique. C'est-à-dire, d'un point de vue concret, pas comme d'habitude.

  • Pragmatiquement


Admettons que le réel s'arrête à tout ce qui est, et non pas là où l'être humain n'a plus conscience des phénomènes. Tout ce qui est spirituel et matériel est considéré comme phénomène, mais au niveau de notre perception, trop humain, nous sommes incapables de percevoir les rayons infrarouges ou encore les phéromones ( messages olfactifs ) des fourmis. Pourtant, nous avons conscience qu'ils existent. On ne peut pas limiter uniquement ce qui nous englobe par ce que l'on ressent, mais par ce que les autres ressentent. Après c'est une question de savoir si c'est "notre" réel, ou bien "Le" réel.

L'invisible est réel. Les âmes ont leur monde.
Alfred de Vigny.

C'est tellement vrai. Les rêves, le subconscient, ou bien l'intelligence existent, ils ne sont pas des mondes à part, au contraire ils font partie intégrante de la réalité car ils sont. Simplement, nous ne vivons cela que de manière spirituelle, en concluant que tout ça ne fait pas partie du monde physique. C'est généralement une question de degré, ce qui n'a évidemment rien à voir avec la température. Mais par conséquent, le virtuel est réel... pour dire que le virtuel n'est pas réel, il faudrait se placer à un autre degré de perception. Mais ce n'est pas le notre et on a tendance à confondre. Le mot "virtuel" est un mot qui frappe bien, et les journalistes l'adorent.
Pragmatiquement, tout ce que nous imaginons est réel, mais ce que nous nous imaginons ou ce que nous espérons appartenir à la réalité ne le sont pas forcément.
Difficile d'aller plus loin, on a à peu près fait le tour... Mais, bon allez, encore un autre pour être sûr.

  • Subjectivement


Tout comme de nombreux intellectuels, je vous dirais modestement que c'est vous et seulement vous, qui pourrez dépeindre, définir, expliquer ( ou que sais-je ) le réel. On ne peut être contenté que par soi-même, disait l'autre.
Pour faire comme si on s'était inspirés de penseurs, nous allons nous baser sur une citation :

Tout réel n'est pour moi qu'une fiction.
Alfred de Musset.

Oui, pour énormément de gens qui se sont sans aucun doute basés sur les travaux de ce penseur inconnu et méconnu, le réel n'est qu'une matrice, pour moi un univers qui a été créé de toute pièce pour que nous croyions dur comme fer qu'il s'agit de l'unique réalité existante. ( remarquez la subtilité des deux derniers mots de la phrase précédente, alignés pourtant si anodinement ). Et ce qui pourrait expliquer pourquoi nous sommes incapables de concevoir le réel, c'est justement que notre intelligence serait fixée par un architecte prudent, qui nous a limité, comme nous limiterions un simple automate. Il faut se rendre compte des choses et imaginer les choses possibles, s'ouvrir l'esprit à des trucs qui dépassent notre entendement. Ensuite nous voyons s'ils peuvent être réels ou pas, cependant, on ne peut pas toujours savoir et nous sommes forcés de nous fier à nous-même. Comme quoi la confiance en soi est importante.

C'est le réel subjectif qui est important, ne vous fiez pas à l'autre.
Imaginez-vous dans un jeu vidéo très élaboré.

Et comme disait Calmettes, "la sémiologie, ça ne s'invente pas".
Oui, ça n'a vraiment rien à voir, mais c'était pour conclure.

Dans "notre" propre réel, tout ce que nous imaginons, et non pas simplement l'essence de ce que nous imaginons, appartient totalement et implacablement à la réalité.






dimanche 3 août 2008

L'eugénisme

Eugénisme (n.m) : Volonté d'améliorer l'espèce humaine par le biais de la génétique ou de l'influence psychologique ; désigne également les techniques exercées pour parvenir à ce but.

Difficile de formuler plus clairement.
C'est marrant c'est le titre du blog.


Sans qu'on le remarque vraiment, l'eug
énisme est très présent. Il est partout, c'est la base de notre société et du monde de la consommation. On cherche à habituer les gens à des concepts nouveaux qui feront d'eux des gens mieux, voire biens. On invente de nouvelles saveurs, parfums et sons pour faire découvrir à l'humain des sensations inédites et l'accoutumer au meilleur. On fait évoluer la technologie pour rendre la vie plus facile, pour donner plus de confort et éviter des corvées que des machines font maintenant a notre place, et cela va de plus en plus loin.
En bref, on habitue l'Homme à l'oisiveté (mère de tous les vices) et à la fatuité ; ce que certains voient comme une "amélioration", c'est en gros une manière de faciliter notre vie et de varier nos sens. Notre but ultime. Nous sommes les maitres de l'univers sur notre petite planète ! ...
Et en réfléchissant un peu, on verra que l'eugénisme est une dénaturation. Forcément : on change notre nature et nos habitudes, c'est par définition quelque chose de mauvais auquel on ne pourra peut-etre pas s'adapter, ni continuer en parallele une vie "normale", basique, car étant aujourd'hui altérée par des produits qui nous rendent accros et donc consommateurs.
Si au moins l'idée y était ; si le fond était bon ; si on cherchait vraiment a nous améliorer (de maniere impartialle, donc, sans que quelqu'un ait un particulier avantage par rapport aux autres).

L'eugénisme a ses formes diverses et variées, et est d'un coté extremement malsain, et de l'autre, je dirais salutaire. Je m'explique.

Inutile de chercher bien loin pour voir que le monde est pourri il suffit d'ouvrir les yeux. Rongé par le vice et l'ineffort. Donc logiquement, on pourrait rendre les gens biens et meme intelligents avec l'eugénisme. Modification génétique et hop, tout le monde repart avec de bonnes bases. Et le crime et le mal n'existerait plus. (bon, ca reste tres discutable, sans le mal, le monde ne serait pas parfait, mais ce n'est pas le sujet)
Proc
éder ainsi, ce serait nous faciliter la tache. Ou serait donc l'effort individuel sinon celui de l'homme qui aurait inventé la manipulation ? Ou serait notre merite perosnnel ? Et puis notre libre-arbitre dans tout ca ? Si on changeait tous les gens à l'aide de pratiques eugéniques, quelles qu'elles soient, le vice serait absent mais on n'aurait pas vraimenteu le choix, et nous n'aurions nous-meme personnellement pas vaincu le mal, alors que c'est ce que moi je pense comme étant notre réel but ultime.
Vaincre la corruption, l'immoralit
é et le vice. Par nous-meme.
Notre créateur, s'il en existe un, a voulu qu'on naisse et qu'on évolue avec le vice, on doit donc pouvoir s'en débarasser. C'est donc ça notre test pour passer à l'étape suivante ! Mais les hommes qui en sont envahis de manière incurrable, ils sont hors-course alors ? Si on laissait l'Homme (a l'unité) l'affronter seul, combien seraient susceptibles de le vaincre ? ...
Se devier du vice, c'est de la dénaturation, vu que c'est une de nos racines. Donc, notre architecte ne devrait pas etre contre cette idée si c'est ce qu'il souhaite, qu'on s'en détourne. Alors, on a aussi le droit de s'exposer a des radiations et muter ? Cool. (Pourquoi je demande si on a le droit... ?)

« L’eugénisme est le moteur de l’évolution humaine »

Ca m'a malheureusement l'air vrai.
Et ca ne va pas forcément dans le bon sens, hélas.