Cerné d’effluves noirs, un semblant d’inodore,
D’une mort débauchée par la raison, ou dénaturée d’idées,
Etendu sur un asphalte dénué de remords,
Lui songeait à présent à réinventer la vie, sa vie expirée.
Mémoire adonnée à l’oubli, prit d’envies muettes,
Perdre ses poèmes accablés sur le dernier noir bitume,
Ou sa conscience effilochée de pensées incomplètes,
Rêvait d’aimer une scène que déjà insensiblement il ûme
Pensant en ce fougueux moment perdu de l’immensité,
A abattre la muraille infrangible de toute l’humanité,
Il volait, évadait sa cupidité,
Acharnait le rite de l’illusion,
Oubliait qu’un jour éloigné,
Sa vie fut un fleuve de compassion.
Maudissant la Création, à cet instant de sa rage profonde,
Semblant oublier toute l’existence inutile,
Noyé dans les eaux furieuses d’une panique de fin de monde,
Souffrant comme un halluciné dans l’univers hostile.
A présent délaissé de toute complainte,
S’égarait dans l’harmonie, sans craintes,
Et subitement pris du désir irrépressible, aliené,
De stopper son cœur, net, dans sa galopade
insensée.
mardi 1 juillet 2008
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1 commentaire:
Magnifique, de même que la chanson que je trouve tellement belle.
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