mardi 29 juillet 2008

Les doctrines

Ca, c'est une sujet que je compte élargir, qui va rejoindre entre-autres les idées que j'ai développées dans Le conformisme et La réflexion, mais il ira plus loin encore, j'espère, et je pense résumera assez bien mon état d'esprit.

Les doctrines, c'est ce que je considère comme un fondement; comme base irréfutable qu'on s'est fixée personnellement ou non, qui influence et aide nos réflexions, nos choix et nos agissements. Sur Terre, il existe un nombre incroyable de doctrines collectives qui nous disent par exemple d'avoir peur de la différence, d'être raciste, ne pas accepter les excentricités, ou bien refuser les idées qui dépassent notre entendement. C'est inévitable. Et implacable.
Le problème c'est qu'on n'y peut rien, ou du moins pas grand chose. Toutes ces doctrines, toutes ces idées communes qui nous limitent sont ou furent fixées par notre société, d'aujourd'hui et d'antan. A présent c'est un phénomène irrépressible passivement accepté dans notre mode de vie et notre horizon de réflexion. Ca nous borne.
Ce que récemment, je pensais, c'était de supprimer les doctrines de nos esprits, et par là, refuser toutes les connaissances et théories faites par l'Homme depuis son apparition. Mais rejeter toute la culture et toutes les idées serait pure débilité, on ferait le cas un échéant un pas formidable en arrière et des efforts auraient été réalisés inutilement par des hommes qu'on aurait subjectivement pu penser intelligents. On ne peut pas bafouer les concepts des anciens. Cependant, on peut les analyser, et personnellement considérer ceux-ci comme vrais. Semer le doute, remettre en question, est, je pense, une chose fondamentale. Et là, j'ai inconsciemment créé et admis une doctrine. Et personnellement.
En réalité, on ne peut pas vivre sans doctrine, sans "chose fondamentale". Mais ce qui est important, c'est de se les fixer seul, on peut se les inventer, s'en approprier d'autres, mais uniquement après les avoir interprétées et y avoir beaucoup réfléchi. Je considère généralement une doctrine comme un raisonnement parvenu à sa fin, à son ultime terme. Un raisonnement intelligent et poussé. C'est incritiquable et extrêmement sagace.

Parallèlement, pour éviter des erreurs et surtout pour être impartial vis-à-vis des différents points de vue, ce qui aide radicalement a atteindre l'équité, c'est de désapprendre tout ce dont on connait. Traiter les informations en s'extrayant totalement de toutes les théories, de toutes les idées, et meme de toutes les connaissances existantes, pour etre le plus juste possible. Je réserve générallement cette maniere de faire pour les domaines où je sais que je vais prospérer en matière de réflexion. Peut-être là où je me sens inspiré. C'est comme ca que je suis parvenu à ma propre théorie sur le temps. Comme quoi les théories sont excessivement personnelles mais ne doivent pas êtres rejetées. Il faut savoir juger, s'ouvrir à l'intelligence.
Mais une vie entière ne suffirait pas à tout analyser. Il faut s'orienter, on n'a pas trop le choix, on ne peut pas tout expliquer. Et également, revenir sur
tout ne ferait pas avancer les choses, mais revenir sur rien peut faire aller dans le mauvais sens. C'est certainement de cette manière que des gens ont, avant moi, développé des concepts et des théories idiotes. Je pèse mes mots, on ne peut pas dire que quelque chose est idiot sans y avoir réfléchi au préalable. Ouverture d'esprit, vous vous rappelez ?

Je reproche
énormement de choses a l'être humain. Tout n'est qu'endoctrinement et influences, il n'y a que des états d'esprits qu'on impose au monde entier. On accepte presque sans réfléchir. Et c'est principalement pour ces raisons que moi-même je pense de cette facon. Ouais, tous ces articles, c'est le fond de ma pensée, les tréfonds d'un état d'esprit que j'espere unique et extravagant. Détourné de la normalité. Parce que je sait qu'on va dans le mauvais sens, qu'on est en train de pourrir , et qu'on est bons à rien, sinon à finir notre soi-disante évolution progressive dans nos toxines et nos crasses qu'on deverse par millions d'hectolitres.

Bref, je pense que les doctrines doivent être fixées subjectivement, par nous-même, donc ( car je suis adepte du subjectivisme ), et la plupart du temps, impartiales, surtout quand elle ne concernent pas l'humain directement. Toujours réfléchir intensément avant d'approuver les choses, ne pas être un vulgaire conformiste, ne pas accepter bêtement les dogmes que les autres ont passivement admis comme fondamentaux à votre place. Faites les choses pas vous-même. Soyez uniques. ( même si
vous n'êtes pas un beau flocon de neige merveilleux et unique. On est les merdes de ce monde prêtes à servir à tout ). Soyez aptes à être uniques.



mardi 1 juillet 2008

Un monde absent

Cerné d’effluves noirs, un semblant d’inodore,
D’une mort débauchée par la raison, ou dénaturée d’idées,
Etendu sur un asphalte dénué de remords,
Lui songeait à présent à réinventer la vie, sa vie expirée.

Mémoire adonnée à l’oubli, prit d’envies muettes,
Perdre ses poèmes accablés sur le dernier noir bitume,
Ou sa conscience effilochée de pensées incomplètes,
Rêvait d’aimer une scène que déjà insensiblement il ûme

Pensant en ce fougueux moment perdu de l’immensité,
A abattre la muraille infrangible de toute l’humanité,

Il volait, évadait sa cupidité,
Acharnait le rite de l’illusion,
Oubliait qu’un jour éloigné,
Sa vie fut un fleuve de compassion.

Maudissant la Création, à cet instant de sa rage profonde,
Semblant oublier toute l’existence inutile,
Noyé dans les eaux furieuses d’une panique de fin de monde,
Souffrant comme un halluciné dans l’univers hostile.

A présent délaissé de toute complainte,
S’égarait dans l’harmonie, sans craintes,
Et subitement pris du désir irrépressible, aliené,
De stopper son cœur, net, dans sa galopade
insensée.