mardi 24 juin 2008

Les limites

Une idée qu'on ne songe pas assez souvent à explorer. Ou du moins pas suffisamment, dans ses grandes profondeurs. Les limites influencent pas mal de choses en ce monde, elles sont fixées par l'Homme et sont censées être respectées par toute l'humanité sans qu'elle puisse antagoniser. 

Voici ma propre définition du mot limite, dans le contexte humain.
Limite (n.f) : Potientiel présentement maximal exploitable d'un phénomène par un être humain ( effort, intelligence, loi ), de manière contrainte ou libre

Pour générer les limites libres, soit sans réelle limite..., l'Homme suit un protocole basique : il choisit le plus habilité de son groupe ( les humains ) à exploiter un phénomène, et fixe un seuil qu'il nomme limite au stade atteint par ce membre. Dès qu'un autre membre parvient à dépasser cet extrême, on refixe le seuil maximal atteignable. C'est ainsi qu'évoluent les limites libres au cours du temps.

Pour générer les limites contraignantes, l'Homme juge du maximum tolérable et place une interdiction de dépasser le seuil. Nous ne sommes plus libres mais contraints. Mais les contraintes sont bonnes, pour le bonheur. Je vois déjà les rigolos qui vont dire que le bonheur est une vie sans contraintes. C'est faux. Car sans contraintes, vous ne gagnez pas de maturité. Je ne parlerais que de la maturité car je risquerais d'être trop subjectif, bien que ce ne soit pas mon genre.

Je vais plutôt m'intéresser aux limites libres car il n'y a qu'elles qu'en temps qu'Homme nous pourr(i)ons faire progresser. Les limites contraigantes sont inflexibles, trop peu de gens accepteraient du mouvement dans ces doctrines ( oui, ça s'appelle comme ça ! ). Alors que les limites libres ne tiennent compte que de l'investissement individuel. Hop, CQFD.

Il y a un test que j'aimerais vous faire faire avant de passer à la suite. Je veux fixer nos limites de perception visuelle... je ne sais pas trop comment caractériser ça, parce que je ne sais pas si ça touche au domaine "visuel", ou plutôt "perceptif". Perception perceptive...
Bref. Regardez en face de vous, fixez un point, n'importe lequel. Maintenant, sans bouger du regard, essayez de définir ce qu'il y a "autour" de votre regard, plus loin que ce que votre oeil arrive à voir. A la limite où s'arrête votre champ visuel, que voyez-vous plus loin ? Du noir ? Autre chose ? Ou bien n'y a-t-il rien à voir ? Personnellement je ne trouve pas. Alors si vous pouvez m'aider...
Enfin tout ça pour vous dire que nos limites sont fixées certaines fois à un stade assez étrange, celui de la perception.

Les limites n'existent pas, il y aura toujours quelqu'un pour aller plus loin, dépasser les limites et fixer le seuil encore plus haut. Les limites placées par l'Homme ne seront pas les mêmes pour un autre animal ( n'oublions pas que l'Homme est un animal, pas forcément plus intelligent que les autres ! ), elles ne peuvent valoir que pour notre espèce, et encore.

Nous avons une limite individuelle et une limite collective, la limite collective étant éternellement en mouvement. Pour améliorer l'effort physique ou intellectuel, il existe des dopants, des drogues ou autres, et ce qui est amusant, c'est que par les drogues on fixe aussi plusieurs limites : les limites du corps, les limites de sensations... à un certain moment, en cas de consommation excessive ( je n'aime pas trop ce mot, à quel stade est situé l'excès exactement ? ), le corps lâche, et toute frénésie s'éteint ; et à un certain moment, on atteint l'apogée du "plaisir" produit par la drogue, et plus les drogues se développent dans notre monde, se multiplient, plus il y a d'intensité de sensation et donc d'éloignement de la limite.Ici, les limites sont elles-mêmes contrôlées par des limites. 
Une limite n'est jamais statique, mais toujours mobile ! Notre vision des choses nous interdit souvent de voir plus loin. En a-t-on peur ?


Là, je suis trahi. J'arrive au point auquel je voulais parvenir.
Bon, et ben maintenant que je suis démasqué, je m'explique :
On s'est fixé une limite de réflexion, d'ouverture d'esprit, un mur infrangible pour nos cerveau sous-exploités. Ce mur a été bâti par la société et l'état d'esprit commun : l'état d'esprit des gens. Contagieux comme le sida. Se prolifèrant constamment, librement, en totale impunité. Contaminant, déteriorant et dépravant tous nos esprits, sans qu'on puisse, un jour, n'importe lequel, totalement détruire ce mur. C'est désolant. C'est triste. Désolant comme un génocide, triste comme un ordinateur créé par microsoft. Pourquoi avons-nous des limites, pourquoi avons nous tous un extrême commun ? C'est un questionnement qui a ses solution, mais qui ne sont hélas pas envisageables. Je ne crois pas assez en l'Homme, personnellement. L'eugénisme serait l'unique moyen par lequel l'être humain pourrait s'améliorer. Le seuil, mais pas la limite, que moi j'ai fixé. Le seuil de la perfection, à mes petits yeux d'humains. L'homme parfait à mes yeux se rèflète dans l'ensemble de mes articles. Seulement je n'en veux pas de cet homme parfait, il me ferait chier.

Jusqu'à maintenant, voici les qualités requises, vous pouvez envoyer vos CV à redbullcrazy@hotmail.fr :
Aimer la littérature, la musique, être anticonformiste, nihiliste, ouvert d'esprit, visionnaire, sympa, critique, doué, glandeur, objectif, subjectif, exceptionnel, aimer le café et les M&M's.


dimanche 22 juin 2008

Le conformisme


Conformisme (n.m) : attitude de soumission passive aux normes et valeurs du groupe.

Ouais donc en gros, c'est faire comme les autres. 
En fait, moi, j'ai distingué deux formes "globales" de conformisme : le conformisme utile, et le conformisme amorphe. Respectivement conformismes d'activité et d'attitude.

Le conformisme dit utile, c'est la vie rudimentaire en société, ses phénomènes les plus basiques. Ce n'est pas un point philosophique ni critique, j'admet simplement ici que le conformisme est nécessaire pour permettre notre existence grégaire ( en groupe ). Dans les pays développé à IDH élevé, la grande majorité des habitants majeurs possèdent ( seuls ou à plusieurs ) une voiture, un moyen de locomotion quelconque. Dans un sens, tout le monde se recopie, tout le monde veut un moyen de transport, en réalité, tout le monde utilise un moyen de transport, que ce soit le bus ou le vélo. Mais ce n'est nullement péjoratif, insensé, inutile, ou un pur plagiat, c'est simplement une application basique du mode de vie en société, et on ne peut en vouloir à personne ( si ce n'est pour la pollution, mais ce n'est pas le sujet ici ). Enormément de gens possèdent une maison, écoutent de la musique, exercent un métier, font des études ( ~ )... Ce conformisme là est primordial pour le bon fonctionnement de la vie en communauté, j'y peux rien, c'est comme ça, c'est normal, répandu et prosaïque. Là on y peut rien, c'est pour des raisons pratiques, alors bravo si vous êtes de ceux-là, même si vous n'êtes pas pour autant des gens intelligents, mais bien toujours des déchets de l'humanité.
Abordons à présent la seconde partie de l'article : Le conformisme amorphe.
Le conformisme dit "amorphe" consiste à reproduire, sans volonté d'effort quelconque, les attitudes, les envies, les idées, les idéaux des autres sans se démarquer d'aucune sorte. Suivre le mouvement, quoi. 
Pourtant, les gens ne veulent pas être comme les autres. Ils veulent souvent être mieux mais pas pareils. Allez savoir... moi je ne pense pas qu'on s'en sortira comme ça.
Demandez à quelqu'un s'il aime le conformisme. Il vous dira "non". Et bien en donnant cette réponse, il vient de prouver le contraire. Sachez que 99,94% des gens sont contre le conformisme... ( dont la moitié qui ne savent pas de quoi il s'agit, mais bon ). Vu que personne n'aime le conformisme, et bien pas aimer le conformisme c'est être conformiste.
Pour réellement être non-conformiste, pour se démarquer des autres, il faut être ouvert. Ouverture absolue. J'en ai parlé dans l'article précédent.
Mon ouverture d'esprit à moi s'arrête cependant à la connerie. Il ne faut pas écouter tout ce que je dis, j'ai quand même des limites sensées. Il ne faudrait pas pousser le bouchon trop loin, les idées sont trop difficiles à défendre sinon. 
Vous savez, dès qu'on cherche à m'endoctriner, à me dire quoi faire, à me dire ce que je dois penser, comment penser, ou qu'on cherche juste à me faire chier, pour moi c'est de la connerie pure. L'ouverture d'esprit c'est aussi se rendre compte des escroqueries, des conneries et les fuir ( lâchement ), ou alors les affronter ( courageusement ) avec  conviction, tout en s'achant s'extraire des choses et regarder tout d'un oeil objectif. L'oeil objectif humain bien entendu, donc pas tout à fait impartial, mais quasimment.
Mais c'est assez problématique, parce que j'ai horreur des humains, et je parle d'ouverture d'esprit. Je vais vous avouez que j'aime quand même bien parler avec les humains, je ne peux pas le nier ( il faut bien être ouvert, CQFD ). Mais dès que ça part en débat je suis souvent agressif et mon côté nihiliste ressort.

Dans notre société, il y a un bien bel instinct grégaire. Tout le monde fait comme tout le monde et personne ( ou presque ) ne fait l'effort de s'extraire un peu de la mentalité commune pour s'orienter davantage vers l'individualisme. Je ne parle de l'invidualisme dans les actes, être complètement asocial, sociopathe ou autre, car les différentes relations avec les humains ne sont pas toujours inutiles ( vu qu'il faut s'ouvrir ), mais je pense à l'individualisme dans les pensées. Penser autrement !
Je ne vais jusqu'à dire de penser d'une autre façon que les autres, mais de penser autre chose, si vous saisissez la nuance.
Penser d'une autre façon, se serait s'exclure totalement, ce qui en soit n'est pas non plus une mauvaise chose, mais pour l'ouverture d'esprit c'est moyen. 
En fait penser d'une autre façon, c'est extrêmement compliqué. Je n'ai pas d'exemple à vous donner.

Mais penser autre chose, c'est-à-dire avoir des idées nouvelles, plus développées, pas forcément mieux, mais différentes. Pas forcément voir plus loin, mais voir dans une autre direction. Je ne parle pas de supériorité mais de différence.
Par exemple, l'autre jour, je pensais bêtement, comme d'habitude, à la place de faire quelque chose de plus constructif... et une pensée m'est venue soudainement à l'esprit. Je songeais aux maladies qui se déclenchaient chez les êtres humains, enfin des cas plutôt particuliers : les maladies dites "étranges" ( encore une idée reçue : baaaaah il est malade, tout moche, tout con, il est pas comme nous !!! ). Donc non pas la grippe ou l'angine, mais plutôt la schizophrénie, parkinson... je pensais que si jamais on cherchait à développer les symptômes de ces maladies, peut-être que l'on arriverait à améliorer certaines choses chez l'Homme...
Enfin attention, penser ce genre de chose ça ne me ressemble pas hein, pour moi l'Homme est perdu, malgré mes encouragements. Je ferais un article sur l'eugénisme prochainement.
Enfin vous saisissez je suppose ; avoir d'autres idées, des idées excentriques, mais pas une, deux ou trois dans l'année, mais de préférence une deux ou trois dans la semaine... s'habituer à voir les choses de haut pour pouvoir analyser impartiallement. Toujours tout remettre en question : La Terre est-elle bien ronde ? 

Vous voyez bien que je cherche des obstacles au conformisme. C'est aussi une manière de penser différement.

Alors pour résumer cet article :
Conformisme utile : bieeeen
Conformisme amorphe : paaaaas bieeeeen

Si vous avez lu cet article, c'est que vous êtes ouverts, félicitations.
Si vous êtes d'accord avec cet article, c'est que vous ne réfléchissez pas assez. On ne peut pas être totalement d'accord avec quelque chose, ce serait de la folie pure !
Si vous êtes en partie d'accord avec cet article, alors bravo, vous avez tout saisi.
Si vous n'êtez pas d'accord avec cet article, il est trop tard pour vous.

Je veux plus de flèches rouges dans le monde.

vendredi 20 juin 2008

La réflexion

Ah, mon sujet préféré.
On va faire un peu le tour. Alors, l'Homme pense, il réfléchit, a des idées, des théories et des avis plus ou moins sensés sur toute sorte de propos.
Je vais parler ici de l'intelligence, de l'aptitude à penser, de quelle manière on réfléchit, et pourquoi on réfléchit justement de cette manière. C'est ce qu'il y a de meilleur en nous. C'est notre meilleur part. Terrible, non ?

Ce qu'il y a de plus frappant chez l'Homme, c'est qu'il veut toujours avoir raison. On pense, et toujours de manière subjective ; on est focalisé sur nos principes, sur des doctrines plus ou moins volontairement insufflées qui nous suggèrent que notre propre avis est toujours plus important que celui des autres.
Vous savez quoi ? Je pense toujours avoir raison. Je pense que l'Homme n'est pas capable de réfléchir aussi bien que moi. Je m'exclu de l'"Homme", je ne fait pas partie de ce groupe totalement désorganisé, prétentieux et vaniteux, désaxé par son libre-arbitre qu'il exploite n'importe comment. J'aime pas quand on généralise, j'aime pas comment vous pensez bande d'ingrats ( mais j'adore les simpsons ). Pourquoi je dois adhérer à ce groupe peuplé d'idiots ?

Et là s'ouvre la première problématique. Je suis humain, c'est incontestable, et pourtant, je pense de cette manière, je pense que vous pensez mal. Donc, je suis un homme, les hommes pensent mal, et c'est ce que je pense.
En tant qu'humain, sachant qu'il y en a plus de 6 milliards, il est possible que certains pensent comme moi. Cette idée me répugne.
Tout ceci est une réflexion sans fin. Je n'aime pas les autres, je suis profondément nihiliste parce que j'ai horreur des gens qui pensent qu'ils ont raison. Tout comme moi.
J'aime pas les gens. C'est nul.

La réflexion humaine est a fortiori trop limitée. Pour illustrer simplement : la réflexion forme l'avis, l'avis forme la répulsion face aux extravagances. Il y a une limite à ce que l'on trouve "normal". Cette limite nous est fixée par la société, son influence est loin d'être anodine, son emprise sur notre mode de réflexion est absolue.
Pourquoi un homme ayant des idées excentriques est-il immédiatement considéré comme un dégénéré ? N'a-t-on donc pas le droit de penser et par là agir autrement que les autres ? Ah, c'est vrai, vu que tous les gens sont pensent comme ça, autant penser comme eux, sinon pour quoi passerait-on...
C'est la peur du risque qui vous fait penser ça, peut-être ?

Le conformisme nous bouche l'horizon ! C'est l'individualisme qui fera évoluer l'Homme dans le bon sens ! Si tout le monde pense de la même façon, comment voulez-vous seulement faire avancer un peu l'espèce ? Si nous pensions tous différement si nous, extrémistes humains bornés élargissions les limites, détruisions les limites de réflexion fixées par l'Homme imbus de son monde, nous aurions accès à des idées que l'on considérerait actuellement comme totalement baroques, mais qui nous feraient avancer d'une toute autre manière.

L'horizon de la pensée humaine

Tous ces gens qui disent qu'ils n'aiment pas la société, qui ne savent même pas pourquoi, qui font tout pour ressembler aux autres, et pas seulement dans les idées. C'est amusant : la société n'aime pas la société. 9 personnes sur 10 n'aiment pas la société et pourtant, malgré ça ils s'obstinent toujours à suivre bien gentillement la voie qui leur est déjà toute tracée. Ils se jetent, enfin vous vous jetez à grands pas dans la gueule du loup bien ouverte, tous les jours.

Pourquoi y aurait-il une orthodoxie de la réflexion ? Il FAUT penser comme les autres sinon on est con ? Elle est belle, la pensée humaine, courageuse, humble et ouverte ! Voilà ce qu'ils vous manque bande d'humains en décomposition, l'ouverture d'esprit. Pas la PETITE ouverture d'esprit, l'ouverte d'esprit ABSOLUE. Etre ouvert à TOUT, même au plus insensé ( enfin sans trop pousser non plus hein ). Et d'abord qui dit que c'est insensé ? C'est un mot que l'homme a créé, ne vous y fiez pas.
Remettez tout en question, et vous verrez que vous aurez fait un pas en avant. Il serait bien temps d'utiliser vos 90% de cerveau inutilisés.

[ To be continued ]


jeudi 12 juin 2008

Le temps

Je me pose la question : pourquoi le temps ?
C'est très embêtant, car à présent, l'Homme considère comme évident le fait qu'il existe "quelque chose" qu'il s'écoule autour de lui, n'importe quoi, un truc qui lui programme ses journées et ses nuits. Sa vie.
Le temps c'est un concept, une représentation mentale. On ( ou quelqu'un ) a représenté, admis comme véridique, une idée, après une observation et une perception de certains phénomènes. Ce concept, nous l'avons transformé en notion.
On vit parallèlement avec un concept, une observation, qui n'a jamais été un fondement inné. Le temps, l'Homme l'a inventé.

D'un point de vue objectif, on peut dire que le temps n'existe pas, puisque l'Homme en pensant se veut d'être subjectif, et que c'est la pensée qui a créé le temps. Hop, CQFD. Ne me dites pas que c'est une loi qui régit l'univers, c'est pas prouvable.

La chose n'est en fait pas si simple à développer.
L'Homme a ressenti un jour le besoin de prouver qu'il se passait quelque chose "avant", qu'il se passera quelque chose "après", et que pour le moment, l'instant présent, il se passe quelque chose. C'est l'invention du passé, du futur et du présent par des philosophes grecs il y a plus de 2500 ans.
Le temps a été inspiré par le mouvement. C'est par l'observation des astres, des planètes en particulier, toujours mobiles, en révolution, que l'idée est venue à l'Homme qu'il s'écoulait quelque chose. L'idée du temps, c'est de figurer que s'il n'existait pas, les choses seraient figées, rien ne bougerait. Donc, le mouvement inspire l'idée du temps, et pour justifier que le temps existe, on dit que les "choses" sont en mouvement. On tourne en rond là. Vous me demanderez "comment expliquer que l'on vieillit ?". Vieillir c'est un mouvement. C'est les cellules qui bougent, à l'échelle microscopique et même plus encore, des atomes qui se déplacent. La vie et donc par là le mouvement, n'explique pas le temps. Ce qui est vrai, c'est que l'un n'empêche pas l'autre, il pourrait y avoir une forme de temps, mais c'est impossible à prouver. Le problème c'est qu'on se sert du temps pour énormément de calculs, donc ce serait difficile de s'en séparer. Le temps est utile à l'homme, mais peut-être pas à l'univers.


Mais pourquoi faut-il donc qu'il y ait quelque chose qui s'écoule dans l'univers ?
Le temps, cette propagande... le temps influence notre manière et notre mode de vie, imaginez-vous un seul instant sans avoir à suivre l'heure dans une journée... si l'Homme était venu à évoluer sans cette "notion", il aurait vu les choses sous un autre angle. Pas forcément mieux. Pas forcément pire non plus. Dire que la plupart des découvertes scientifiques ( la pomme de Newton ) sont dues au hasard.

Mais il y a un semblant de faille, une faille théorique certes, mais une faille, dans le concept du temps. :
Un trou noir, c'est un objet spatial qu'on représente généralement sous forme de vortex, qui possède un champ gravitationnel extrêmement intense qui absorbe toute forme de matière ou de rayonnement. Soyons clair : on n'en a jamais vu. C'est là l'aspect théorique.
D'après ces satanés humains qui ne peuvent pas s'empêcher d'essayer de tout démontrer, le "temps" s'écoulerait différemment dans cet objet jusqu'ici encore très peu connu. D'après des approximations scientifiques, 100 ans terriens équivaudraient à 15 minutes "trounoiriennes". Pour montrer un peu l'excentricité ( que j'admire ) de cette chose conceptuelle, "on raconte" que si un astronaute venait à se laisser aspirer/emporter par un trou noir, il tournerait en spirale à l'infini, pour l'éternité, ( ce truc très long surtout vers la fin ), et il finirait par se recroiser lui-même. J'adore. Ca me rappelle le film Cube.
Sans le temps qui nous influence, on parviendrait peut-être à se représenter intérieurement l'éternité. L'éternité c'est un simple instant. En dehors du temps, l'éternité n'est rien. Peut-être que sans le temps, certaines choses dépasseraient moins notre entendement, et on pourrait voir plus loin...

Enfin bref, là s'ouvre la problématique : Le temps qui est une notion inventée présente une anomalie : elle ne se vérifierait pas, physiquement, à l'intérieur d'un trou noir. Or, si on oublie l'Homme et ses idées et donc que le temps n'existe pas ( le temps est tant que l'être humain y croit, je ne sais plus qui a dit ça ), quelle serait donc cette "différence" entre le déroulement humain des choses et le déroulement trounoiriens des choses ?

Si l'Homme commence à semer des contradictions entre différentes théories... ( c'est déjà le cas en fait ) je vous raconte pas la merde. Nos concepts sont un ensemble d'antinomies.

Des gens espèrent un jour "arrêter le temps". S'il arrêtent vraiment quelque chose, qu'est-ce que ce sera ? Le temps ? Autre chose, encore ? Découvriront-ils alors quelle est la véritable notion si elle existe ? ( Je dis ça en envisageant le cas très improbable où l'Homme se serait planté )
Et euh s'ils arrêtent le temps, ils pensent pouvoir le stopper combien de temps ... ?
Bon, je m'arrête là, mais le sujet peut se développer encore, intérieurement ; Je vais me coucher, il est 00:08. ( mais quelle propagande ce truc ). 


Citation de Wikipédia afin que ce soit clair pour tout le monde : la seconde est la durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre les niveaux hyperfins F=3 et F=4 de l'état fondamental 6S 1/2 de l'atome de césium 133.



[ Edité le 21/7 à 18:15 ]

Qu'est ce que je fais là ?

Là, en ce moment, je suis sur la Terre, posé sur une chaise de bureau devant un ordinateur, je regarde le fond d'écran. Je suis sur électron du système solaire, je tourne autour d'un ensemble de protons et de neutrons : le Soleil, cette étoile qui compose la molécule de la Voie Lactée, c'est une très grande molécule. 
En s'éloignant encore, on voit que cet ensemble d'atomes n'en est qu'un infime au milieu de centaines de milliards d'autres, qui composent ensemble l'Univers. Il est gigantesque cet Univers. Plein de vide.

Qu'est ce que je fous là, perdu quelque part sur un grain de sable égaré au fin fond d'une dimension sans limites...
Je suis quelque part, peut-être même dans un simple petit Univers au milieu de millions d'autres, sur une planète ridicule déjà à moitié anéantie par ses habitants, les humains, l'Homme, petit bipède qui sur on ne sait quel critère se prend déjà pour le maître de l'Univers.

Je suis quelque part, mais pourquoi ? Pourquoi justement ici ? Qu'est ce que je dois faire ?
Je ne veux pas simplement profiter de la vie. Pourquoi est-ce que je vis, hein ?


mardi 3 juin 2008

Le style


Je trouve que les gens ont trop tendance à oublier le plaisir esthétique quand ils lisent. En général, on cherche plutôt une histoire qu'un style, pas vrai ? Les lecteurs ont pas envie de s'amuser à déchiffrer un long texte armé de mots incompréhensibles, ils pensent la plupart du temps qu'il y a soit une bonne histoire, soit un bon style, sinon ils comprennent pas ou bien c'est pas intéressant. Donc, ils présument ces idéaux incompatibles.
Mais c'est faux.

C'est agréable de s'extraire un peu de la syntaxe basique, ne pas uniquement chercher à écrire de manière "recherchée" mais aussi à rendre le contenu d'un texte mélodieux.
Zola et Dumas, de leur temps, savaient manier les mots à la perfection, on a l'impression de lire du papier à musique, avec différentes clefs, différentes armures en fonction de leurs ouvrages. Certains écrivain perpétuent heureusement cet idéal encore aujourd'hui, avec une puissance extraordinaire, de l'émotion, de la mélancolie... et une plume, une nouvelle dimension livresque, superbe, vraiment.
C'est trop souvent enfermé dans de simples pages inaccessibles.


"Les eaux furieuses d'une panique de fin de monde le submergeaient, le trou noir l'aspirait puissamment, il titubait dans une océan de désespoir, il rampait à genoux, chialait sa peur incoercible, il n'y arriverait pas, il allait crever sur ce quai, c'était foutu, et Fanny... Fanny était perdue, il voyait la catastrophe en gros plan sur l'écran noir de l'intérieur de ses paupières, il fixait le film comme un halluciné, Fanny serait brisée en mille morceaux de souffrance indicible. Il n'y aurait jamais de planète bleue pour eux deux, nulle part, dans l'univers hostile."
# Leçon de Ténèbres, D.René p.251

"J'ai demandé au toubib, perdu au milieu des chariots, des pompiers avec des coups de froid glacé, balancé par cette putain de porte électrique qui a fait péter sa boîte à raison cette nuit, et qui s'ouvre, qui se ferme sous les poussés des civières ensanglantées et des lumières qui tournent sur des uniformes et des rouges, et des bleues, dans un tragique ballet Playmobil.
La voilà cette putain de nuit de l'humain."
# Bouts Lambeaux, R.Bohringer p.9